M.N. Comment êtes-vous arrivés à Montroeul ?

J.D. (qui est né à la ferme du Pet’in air) : Nous avons racheté la maison de parrain François, quand il est décédé. J’étais tombé malade. On est venu ici il y a vingt-cinq ans.

Y.D. Moi je suis originaire de Melles. On habitait Forest avant.

M.N. Aimez-vous Montroeul ? Qu’est-ce que vous lui trouvez ?

Y et J (en chÅ“ur) : Oui. C’est un bon cadre ! Tous les gens qui viennent de l’extérieur, quand on les croise à la Place, nous le disent. Mais quand on a été élevé dedans, on ne s’en rend peut-être pas compte.

M.N. Comment l’histoire du foot a-t-elle débuté à Montroeul ? Quel est votre rôle ?

J.D. C’est Pascal et Christian qui ont fondé le club en 1978. Ils avaient commencé à jouer entre eux, avec Jean-Michel. Ils s’entraînaient sur la prairie Delaunoy. Ils m’ont demandé à m’en occuper un petit peu. On jouait sur une pâture de Gérard Deletrain à ce moment-là. Quand on a racheté cette maison avec du terrain, on a déplacé le terrain ici, à la rue Barberie. Au début, on préparait des tartines pour tous les joueurs (même de l’équipe adverse). Puis on a construit la buvette, on a tout le temps soutenu le club. On a aidé beaucoup…

NDPL : Yvonne oublie de dire qu’elle a lavé les (différents jeux de) maillots des centaines de fois, que Jean a effectué des milliers de kilomètres au volant de ses Simca et de ses Opel pour conduire les joueurs un peu partout, tracé les lignes le long du terrain…

M.N. Comment en êtes-vous arrivés à vous occuper du foyer ? Vous consacrez beaucoup de temps aux autres. Pour quelle raison ?

Y.D. C’est le père Pirson qui, quand Jean était malade, lui a dit : Je vais te donner une occupation. C’est comme cela que l’on a repris le foyer, il y a un peu près vingt ans aussi. On accueille les cars de pèlerins, on ouvre aussi le dimanche avant-midi, on loue la salle à ceux qui le souhaitent. On fait tout cela avec plaisir. __ M.N. Vous êtes toujours ensemble. Y a-t-il parfois des disputes ?__

J.D. Comme dans tous les ménages. Y.D. De temps en temps.

M.N. Au football, les filles mettent-elles autant d’ambiance que les garçons ?

J.D et Y.D. Plus d’ambiance que les garçons ! Et elles marquent plus de goals !

M.N. A part la Saint-Nicolas pour les enfants, organisez-vous d’autres activités ?

J.D et Y.D. On fait des soupers. Aux tripes. Et aux fromages. On distribue des pralines aux personnes âgées à la Noël, on participe à la chasse aux œufs du collectif… On fait son possible. '' Propos recueillis par Coline LEPOUTTE (11 ans), Louise DUMONT (11 ans) et Théo LEPOUTTE (8 ans).

Photo : Coline LEPOUTTE''